
The hate u give, c’est un super livre que j’ai terminé aujourd’hui, et je vous en parle parce que ce qu’il vous transmet quand vous le lisez, c’est juste dingue !

C’est l’histoire très profonde d’une jeune fille noire qui vit aux états unis : Starr. Elle vit dans le quartier de Garden Heights, entre les guerres de gangs et les interventions de la police, entre les dealers et les coups de feu. Son père tient une épicerie dans ce quartier et, même si toute sa vie est là-bas, tous les jours, Starr quitte son monde violent pour le lycée de Williamson, où elle est une des deux seules personnes noires, où tout le monde roule sur l’or et vit dans des villas immenses. Et tous les jours, elle devient la Starr de Williamson, celle qui est calme, réservée, qui ne parle jamais en argot, et ainsi, elle ne se fait pas passer pour la « noire colérique », celle qui vient du ghetto. Un jour, elle se fait entrainer par une de ses amies de Garden Heights, Kenya, la fille de King, le chefs des Kings Lords un des deux gangs du ghetto, dans une fête énorme. Elle y retrouve un autre de ses amis proche, Khalil. Ils fuient ensemble la fête lorsque des coups de feu y sont tirés. Ils montent dans la voiture de Khalil, mais alors que tout va bien et qu’ils s’éloignent lentement de la scène de crime, ils se font contrôler par la police. Bien que tout soit en règle, l’agent de police sort son arme et tire. Khalil par terre, ses yeux fixes dans le vide, comme en train de chercher Dieu, Starr qui court, et ce sang, tout ce sang, partout… Tout se passe vite, si vite et pourtant, en tuant Khalil, l’agent Cent Quinze tue aussi une part de Starr ce soir là. Après ce drame, il faut agir, manifestations, interviews, déposition, procureure, avocate, tout cela avec une Starr qui est dévastée, qui ne pense pas être à la hauteur, qui croit ne pas avoir de courage, bien qu’elle en ait bien plus que vous et moi. Après ce drame, il faut rendre justice à Khalil, et faire entendre la voix de toutes les minorités.
J’ai absolument adoré ce livre. C’est ce genre de livres qu’on commence sans grande conviction, et qu’on finit en un jour et demi. Tellement on ne voit ni passer le temps, ni les 489 pages ! De lire ce combat, contre les préjugés, contre le racisme, contre la police qui a la gâchette un peu trop facile parfois, mais aussi de la difficulté que ça représente, de témoigner, de voir deux de ses amis tomber devant soi, de sortir avec un riche blanc quand on est comme Starr, c’est vraiment merveilleux.
Yasmine