
Depuis les premiers bombardements des Etats-Unis et d’Israël sur l’Iran, le prix du gaz à augmenté de 35 % et le prix du baril de Brent est passé de 72 à 114 dollars entre le 27 février et le 19 mars. Est-ce une crise économique mondiale?

Depuis le 29 février les Etats-Unis et Israël ont lancé l’opération « Epic Fury », visant le régime Iranien. Bien que cette guerre ait des impacts civils sur les pays alentours, elle a aussi un impact économique : le détroit d’Ormuz, situé entre le Golfe Arabo-Persique et la mer d’Oman, qui achemine près de 20 % du pétrole, du Gaz naturel liquéfié et d’autres matières premières est bloqué. En cause le haut risque pour les navires marchands de se faire couler par des drones ou missiles iraniens.
Résultat : 20% du pétrole et du gaz mondial manquent pour alimenter l’économie planétaire, provoquant une inflation et une légère baisse des valeurs boursières, notamment aux Etats-Unis.
Mais on relativise : selon les experts économiques de France 24, il n’y a pas de crise majeure pour l’instant. La croissance économique mondiale reste au dessus de 2,5 % un peu en dessous du seuil symbolique des 3 %. Ce seuil symbolique est un indicateur de la bonne dynamique économique de la planète. Et de plus, contrairement aux chocs pétroliers des années 70, les pays dépendent moins du pétrole, passant de 46% à 31% de consommation mondiale. A titre de comparaison, la crise des sub-primes en 2008 avait fait monter le prix du baril à 140 dollars, son record historique et la liquidité mondiale reste bonne.
Raphaël