
Du 29 janvier au 1er février se déroule une édition un peu spéciale du festival d’Angoulême, qui célèbre chaque année la bande dessinée, en France. Cette année, pour faute de manque d’organisation et d’absences de plus de 400 dessinateurs et auteurs, le festival est malheureusement annulé. Alors, tous ceux qui créent, partagent et diffusent la BD tout l’année se sont mobilisés pour créer une fête moderne, gratuite, avec le soutien des commerçants angoumoisins : Le Grand Off.

Pour cette année, beaucoup de dessinateur.ices et auteur.ices ont décidé de boycotter le festival d’Angoulême. L’une de leurs principales raisons est l’organisateur 9e art+, au cœur de beaucoup de polémiques depuis bien des années. Plusieurs problèmes sont dénoncés, comme « la rémunération des auteurs, le prix des billets, l’illisibilité de ses comptes, l’absence d’éthique, le management des équipes. » En 2024, le journal L’Humanité révèle le licenciement d’une salariée de 9e art+, après qu’elle eut porté plainte contre 9e art+ pour viol lors de l’édition 2024. C’est alors la goutte qui fait déborder le vase pour elles et eux, qui décident donc le boycott. Face à cette décision, les éditeurs ne peuvent rien faire : eux aussi, ils sont obligés d’abandonner le festival. Sans plus personne, celui-ci ne peut pas avoir lieu…
Grâce au Grand Off, pendant quatre jours, Angoulême vivra à travers des expositions, rencontres, dédicaces, tables rondes, et concerts ainsi que des événements dédiés au jeune public.
Olivia