Artiste confinée n°2

Bonjour à tous ! Voila de nouveaux dessins faits pendant le confinement. Pendant cette période, mes dessins sont inspirés par la mer, les océans, et quelques animaux terrestres et aériens. Je prends pas mal de mes modèles sur Pinterest : une grande source d’inspiration, pour moi en tout cas !

J’espère que vous allez tous bien ! Les vacances approchent vite et nous allons tous grandement en profiter ! Bonne fin d’année scolaire à toutes et à tous !

Elisa

Rythme…

Pendant ce confinement, nous sommes beaucoup à nous plaindre de perdre nos rythmes, de ne plus savoir quel jour on est, de nous endormir et de nous réveiller à des heures toujours différentes…

J’ai aussi ressenti ce sentiment de déroute et de pertes de repères. Mais je me suis « soigné »… Je m’impose une routine : chaque jour, je commence ma journée par une tasse de thé, et avant de me mettre au travail, je lance la radio (France Inter) et ne l’éteins que le soir à l’heure du dîner.

Chaque programme rythme donc ma journée, préréglée par un emploi du temps que je crée chaque lundi matin. Je commence donc à travailler à 10h, avec la deuxième partie de Grand bien vous fasse. Ensuite, la journée continue, en passant par la Bande Originale, les Petits Bateaux et le Jeu des 1000 € auquel je « participe » chaque jour. Ensuite, je vais manger pendant le Grand rendez-vous.

Et le bal reprend jusqu’à 16h ou 17h, et passent les Boomerang, Marches de l’Histoire et autres Affaires Sensibles – mon émission préférée -, voire Popopop.

Mais après le travail, ma journée n’est pas finie, et Par Jupidémie, Un jour dans le monde et Le téléphone sonne défilent pendant que je m’occupe à coudre des masques (j’en suis à douze), traîner sur internet, jouer à plusieurs mais évidemment à distance à Animal Crossing, lire (plus rarement, malheureusement, et je pense parler de ma difficulté à lire en ce moment dans un prochain article, quitte à ce qu’il paraisse dans le Journal de nos confinements)…

Voilà comment je me débrouille pour garder quelques repères pendant cette période déboussolante.

A bientôt, même si j’espère que ce journal sera désuet très vite !

Noé

Gloubiboulga

Je suis assez catastrophique en matière de cuisine, mais par contre, pour ce qui est de manger, alors là, pas de problème. Si on faisait un gâteau composé d’ingrédients de ma vie actuelle, je pense que ça donnerait ça :

  • Une tonne de chocolat. Parce que le chocolat, c’est la base de mon alimentation (oui j’exagère. Beaucoup. Mais un repas sans un carré de chocolat n’est pas un repas digne de ce nom.) Mais attention. Si vous voulez kidnapper Azadée en l’appâtant avec du chocolat, ne prenez pas n’importe lequel : du chocolat noir, 70% cacao si possible.
  • Un peu de piment fermenté. Du piment, parce que le corona virus a complètement chamboulé nos petites vies, mais a fermenté pendant ce confinement interminable.
  • Du lait. Parce que le lait, ça fait grandir, et j’ai toujours l’espoir de me réveiller en ayant pris 5cm pendant la nuit. Qui sait, peut-être qu’à la fin du confinement, je ferai 2m ?
  • Un œuf. Un gâteau sans œuf, c’est pas un vrai gâteau (attention, je ne compte pas les crêpes ou les scones hein !). Quand j’étais petite, j’étais sûre qu’un jour je trouverais un poussin en cassant un œuf, tout ça à cause de Peau d’âne. Depuis, je suis systématiquement déçue quand j’en casse un, ne me demandez pas pourquoi.
  • Des pâtes. La valeur sûre. Au cas où, mon père en a acheté plein de paquets au début du confinement, du coup on y a souvent droit. Notez, je ne me plains pas. C’est un plat assez réconfortant je trouve. (Comme les noodles).
  • Une carotte crue. J’adore le bruit que ça fait quand on croque dedans (croc croc). Un vrai délice à manger avec des bagues.
  • Du pain. Des tonnes de pain. Ma passion. Si vous mangez avec moi, ne vous avisez pas de laisser traîner votre bout, il va vite disparaître. Maintenant, mes parents mettent directement le pain à l’autre bout de la table au début du repas pour être sûrs que je ne mange pas tout. J’adore le pain « crousty » (croustillant en plus court), résultat de la cuisson ultime au grille-pain. Je me souviens de la tête effrayée de ma grand-mère, une fois, alors que je venais de manger une demi-baguette, « Mais tu vas te rendre malade ! ».
  • De la farine. Beaucooup de farine. Devinez pourquoi. J’ai vraiment l’impression de me faire rouler dedans…
  • Du gras. Parce que c’est sûr, après le confinement, on ne sera plus les mêmes…

Bon, vu comme ça, pas terrible le gâteau… Ça me rappelle la recette du Gloubiboulga…

Azadée


Confinés mais pas tout seuls ! On se dit tout accueille un article d’une rédactrice de Veni, Vidi, Valmy, le journal du collège Valmy.

#GettyMuseumChallenge

Je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles ces derniers temps, je sais. En même temps, à part aligner les mots « glande, glande, glande, glande… », je n’aurais rien dit d’autre.

D’accord, les weekends, c’était bien : on a pu faire des choses avec les parents, genre le #GettyMuseumChallenge. Ce défi, c’était vraiment marrant : il s’agissait de reproduire un tableau célèbre avec les moyens du bord.

On s’est affairé pendant une journée à chercher le tableau approprié et une demi-heure à chercher des tissus.

Nous avions choisi une toile intitulée La famille du peintre ; je l’avais trouvée dans un livre de peintures de Matisse à la maison, et on s’y est mis. On a pris un rouleau de papier (de papier, pas de papier toilette), colorié avec des points de couleurs au pastel dessus pour décorer la cheminée ; mis des tissus indiens sur un bout de canapé pour faire le style de l’époque ; colorié encore au pastel une autre bande de papier  pour faire  un papier peint à fleurs ; pris un t-shirt rouge en tant que short rouge ; mis des bandes oranges sur un jeu d’échecs électronique pour recopier le jeu d’échec sur le tableau ; ou encore pris des tissus pour faire les vêtements de mon père…

Chacun a étudié et pris la pause pour, à la fin… avoir un résultat ou mon père avait la tête tournée du mauvais côté !

Il ne nous restait plus qu’à poster notre photo sur les réseaux sociaux. Vous pouvez d’ailleurs la retrouver sur mon compte Instagram, punks2607 (je sais c’est un nom bizarroïde…)

L’autre truc marrant pendant ces weekends, en tout cas que j’ai bien aimé, c’était en gros, un escape-game numérique, à imprimer et sur smartphone avec une appli. Vous pourrez le retrouvez sur le site adios-casa.com . On a bien galéré, mais on a réussi.

Camille


Confinés mais pas tout seuls ! On se dit tout accueille les articles d’Au Menu du Canard, le journal des collégiens de Montgolfier qui, en échange, accueille les nôtres.

Toucher

Ne pas toucher. Cette consigne répétée sans cesse. Ne touche pas la porte. Ne touche pas la poignée. Ne touche pas l’ascenseur. Ne touche pas les produits. Mesure de précaution. D’accord. J’ai compris. Je ne suis pas débile. Mais techniquement, si on suit cette logique, tes gants qui soit disant te protègent, es tu vraiment sûre que eux, ils n’ont pas touché la porte ? Si, on est bien d’accord. Et ces gants qui ont touché la porte, ils n’ont pas touché tes mains peut être ? D’accord, tu t’es lavé les mains en rentrant. Mais bon. Ils ont quand même traîné dans ta poche. Et ton sac. Et eux tu ne les as pas lavés, hum ? Mais oui, tu as raison, c’est sûrement plus sûr que je ne touche pas cette porte, ni cette poignée, ni cet ascenseur, ni ces produits. Et ta carte bleue ? Mode sans contact. Tu es sûre ? L’autre jour, je l’ai pourtant bien vue rentrer dans la machine. Machine ayant contenu la même journée d’innombrables autres cartes bleues. Qui appartenaient à d’innombrables gens. Des vrais gens. Comme nous. Avec deux yeux, deux jambes, deux bras. Et deux mains. Des mains peut être pas aussi précautionneuses que les tiennes. Des mains qui ont peut être touché la porte, la poignée, l’ascenseur, les produits. Sans gants. Qui ont peut être été lavées en rentrant mais peut être pas aussi bien qu’il le faudrait, avec du savon, tu sais le savon, c’est ça qui tue le virus, je l’ai lu dans le journal ce matin. Des gens qui étaient peut être eux même malades. Peut être que tu es toi même malade. On est pas sûrs de ce que j’ai eu exactement pendant une semaine. Oui, c’est ça, sûrement un rhume. Alors oui, je te demande si tu es vraiment sûre d’avoir éradiqué la menace en un lavage de main. Avec du savon.

Azadée

Confinés mais pas tout seuls ! Dernier épisode du « Feuilleton des sens » d’Azadée, rédactrice à Veni, Vidi, Valmy, le journal des collégiens de Valmy

Retrouver la Vue, l’Odorat, le Goût, le Toucher

Ouïe

Les hurlements retentissent dans la rue. Encore. Une bagarre. Je penche ma tête par la fenêtre. Le groupe se disperse vite. Je crois que ce souvenir remonte à deux ou trois semaines. Difficile de voir la même chose maintenant dans ce calme plat qui emplit les rues désormais.

Quand nous sommes sorties nous promener, ma mère, ma sœur et moi, un homme étrange, sur le trottoir dans face marmonnait dans sa barbe. Il s’est tourné vers nous, toujours en marchant, et à commencé à nous crier dessus. Je ne sais pas sur laquelle d’entre nous il criait exactement. Peu importe. Il a commencé à parler de paradis, de la mort puis de gueuler « Salope !! Salope !!! ». On a pressé le pas et pris un autre chemin pour l’éviter. « Pas grave, la balade est un peu plus longue », déclare ma mère. Ma sœur lance un disque d’Abba en rentrant. Elle l’écoute en boucle, ces derniers temps. C’est un peu lassant. Mais bon. C’est comme le confinement, on s’y fait. Quand elle chantonne « Always sunny », ça ne m’énerve ABSOLUMENT PAS : c’est pas comme si on était bloqués à l’intérieur alors qu’il fait super beau !

Azadée

Confinés mais pas tout seuls ! Suite du « Feuilleton des sens » d’Azadée, rédactrice à Veni, Vidi, Valmy, le journal des collégiens de Valmy

Retrouver la Vue, l’Odorat, le Goût

Côté cour, côté jardin

Comme Noé, j’ai décidé de vous envoyer des nouvelles depuis ma fenêtre. J’ai trouvé l’idée très judicieuse.

En effet, depuis le début du confinement je passe beaucoup de temps à ma fenêtre, ne sortant pas beaucoup, sauf pour faire des courses… J’ai la chance d’avoir une vue sur la cour des immeubles du pâté de maison. C’est une cour fermée à laquelle seuls les habitants de 6 immeubles ont accès. Depuis qu’il fait beau, comme si c’était déjà l’été, ma cour est devenue comme un village. Des gens s’assoient sur des chaises pour prendre le soleil, d’autres lisent des bouquins, d’autres font du sport en groupe de 4 ou 5, avec au moins 1 mètre de distance entre eux bien évidemment. Un jeune homme fait le tour de la cour, le soir avant le dîner, pour son jogging. Un autre passe son temps à faire des selfies qu’il doit sûrement envoyer à son amoureuse, qui sait ? Le concierge est coiffé d’un chapeau de paille et arrose les plantes le soir avant la nuit. Les plantes sentent plus fort qu’avant je trouve… C’est sans doute qu’elles embaument l’air mieux qu’avant avec une baisse certaine de la pollution. Je ne sais pas. De même, j’entends beaucoup mieux les oiseaux qu’avant et j’ai l’impression qu’ils gazouillent encore plus maintenant. C’est sans doute un des beaux avantages du confinement. Cela me fait penser aux articles d’Azadée sur les 5 sens !

Un père joue au badminton avec son fils qui doit avoir 5 ou 6 ans maximum. En le voyant jouer, j’ai l’impression que ce petit garçon se débrouille beaucoup mieux que moi. D’ailleurs, j’entends aussi beaucoup plus les enfants. C’est un bruit que j’aime beaucoup, sauf cette course permanente le matin de cette petite fille de 1 an et demi qui vit dans l’appartement juste au dessus. Mais je ne me sens pas la force ni la méchanceté de m’en plaindre…

Il y a aussi ceux qui déjeunent sur des espaces clos par des belles plantes bien entretenues. C’est vraiment Paris à la campagne et j’aime bien cette ambiance. J’entends rire, papoter, de la musique, des cris, des pleurs parfois, des conversations assez drôles.

Je vous enverrai de temps en temps des nouvelles de ma cour et de ce jardin si vous le voulez bien.

Bises, je ferme la fenêtre pour ne pas avoir trop de moustiques. 😉

Geoffroy


Confinés mais pas tout seuls !
Geoffroy Guerrier, comédien confiné à Paris, nous a envoyé ce courrier. Merci à lui !

Goût

Le goût rance du confinement. Le travail. La flemme. La fatigue.

Le chocolat. Son goût onctueux, délicieux, chaud, fondant, réconfortant, habituel. Comme si rien n’avait changé. « Lève le pied sur le chocolat » m’avait dit le médecin.

Le sport pour compenser. Pas terrible, en intérieur, mais mieux que rien.

Les gâteaux. Délicieux , gras, culpabilisants. « Bon, c’est le dernier » me dit ma mère.

Pourquoi est-ce que j’ai l’impression de manger des cochonneries alors que c’est la crise ? 

Azadée

Suite du « Feuilleton des sens » d’Azadée, rédactrice à Veni, Vidi, Valmy, le journal des collégiens de Valmy

Retrouver la Vue, l’Odorat