Un avocat dans notre classe… des précisions à vous donner

Je vous ai déjà parlé de la venue dans ma classe de 6eC d’un avocat dans le cadre du cours d’éducation morale et civique avec Mme Ruz … Maître Estain, avocat au Barreau de Paris, est revenu une seconde fois et il nous a apporté des précisions à sa première intervention qui portait sur le thème de l’identité.

A propos de la mention du sexe sur la carte d’identité il y a eu des changements par rapport à ce que j’ai écrit la dernière fois. Pour l’instant, le sexe neutre est suspendu. Cette décision judiciaire vient de tomber.

L’avocat nous a aussi mis en garde sur notre identité numérique. On a tous une identité numérique, c’est-à-dire les traces que nous laissons de notre identité sur Internet. Maître Estain nous a mis en garde sur le fait de ne pas donner notre vraie identité n’importe comment sur Internet. C’est mieux dans la plupart des cas d’utiliser un pseudonyme, surtout en ce qui concerne les réseaux sociaux.

Il nous a aussi beaucoup parlé de l’identité de l’enfant. L’enfant est une personne et son identité est définie, comme pour les autres personnes, par son nom de famille, qui correspond à sa filiation, son prénom et sa date et son lieu de naissance. La filiation, c’est le lien de parenté entre un enfant et ses parents. L’enfant est aussi un mineur, c’est-à-dire qu’il est sous la responsabilité de ses parents jusqu’à sa majorité, en France, fixée à 18 ans. En tant que personne, l’enfant est protégé par la loi.

Il nous a aussi parlé des enfants qui subissent le divorce de leurs parents et se retrouvent en garde alternée. Il y a des pédopsychiatres et des médecins qui trouvent juste et mieux pour l’enfant d’être dans un domicile fixe. Les enfant n’ont pas le droit de prendre parti pour la mère ou le père:

  • pour les moins de 13 ans, le juge décide et les enfants n’ont pas le droit d’intervenir.
  • de 13 à 15 ans, le juge décide de vous entendre.
  • si vous avez plus de 15 ans, le juge est obligé de vous entendre.

J’ai encore appris plein de choses … c’était un cours passionnant !

Aaliyah

Rencontre avec Ghislaine, co-fondatrice du magazine « Closer »

Petit cours sur la presse people par Ghislaine, ex-journaliste au magazine Closer

Mardi dernier, nous avons reçu la visite de Ghislaine, qui travaillait dans un magazine « people », Closer. Ce genre de magazine se consacre à raconter la vie privée des célébrités, surtout, mais aussi des histoires « extraordinaires » de la vie de familles normales, quitte à prendre des photos sans l’accord des personnes concernées. Ghislaine a participé au lancement de ce magazine en 2005, qui est une adaptation d’un magazine anglais du même nom.

Closer est constitué de quatre rubriques : l’actu des stars, la mode, la télé, et une nouvelle rubrique, la « real life ». Ghislaine nous a expliqué les différents postes au sein du journal (reporter, maquettiste, secrétaire de rédaction…). Elle était elle-même rédactrice en chef adjointe. Elle nous a beaucoup parlé des photos publiées dans ce genre de presse, qui sont principalement prises à l’insu des célébrités, par des paparazzis. Le budget de la rédaction comprend donc le prix des procès intentées par les célébrités qui se plaignent d’atteinte à la vie privée. Mais cela ne dérange pas ce genre de magazines, qui publient chaque semaine des articles similaires.

Personnellement, je trouve ça assez honteux d’autant que les images sont assez… gênantes la plupart du temps, et que publier des images sans l’accord de la personne photographiée est interdit en France (contrairement aux Etats-Unis ou en Angleterre).

Après, c’est mon avis, faîtes-vous le vôtre, mais en tout cas, c’est ce que nous avons fait la dernière fois à l’atelier-journal, avec toujours la même bonne ambiance agréable d’On se dit tout. Voilà, je vous ai tout dit, donc à plus tard, pour se dire tout…

Balthazar

Un avocat dans notre classe en EMC

Vendredi dernier, le 27 mai, nous avons reçu la visite d’un avocat dans notre classe. C’était en cours d’EMC, c’est-à-dire éducation morale et civique, avec Mme Ruz.

Il est resté une heure et il nous a parlé des Droits de l’Homme et des Droits des Enfants.

J’ai appris plein de choses, notamment sur l’identité. Par exemple, maintenant, sur notre carte d’identité, on peut avoir trois sexes : homme, femme et genre neutre (c’est-à-dire que ses parents laissent le choix à l’enfant d’être soit une fille, soit un garçon). On peut changer son état civil, c’est-à-dire son nom, mais à certaines conditions : soit parce que le nom n’est pas très sérieux pour l’exercice d’un métier, soit parce qu’on veut modifier quelques lettres… Le jour de la naissance, on peut donner à son enfant un nom original (par exemple : Eléphant, Tigre) mais on ne peut pas non plus donner n’importe quel nom, il ne faut pas que cela ait une mauvaise influence sur le développement de la personne.

C’était passionnant ! Et puis c’est toujours motivant de recevoir quelqu’un dans sa classe et de découvrir de nouveaux métiers.

Aaliyah

Rencontre avec la rédactrice en chef du journal Le Monde des Ados

Le 23 mars dernier, à l’occasion de la semaine de la presse, nous avons rencontré à l’atelier journal, la rédactrice en chef du journal Le Monde des Ados, Marion Gillot. Nous lui avons posé quelques questions.

Qu’est ce qu’être rédactrice en chef ?

Marion Gillot

Marion Gillot : Etre rédactrice en chef, c’est faire en sorte que le journal sorte, tous les 15 jours puisque nous sommes un bimensuel. C’est coordonner le journal. Je suis un peu comme « la principale » du journal.

Dans l’équipe du Monde des ados, il y a aussi la rédactrice adjointe. C’est un peu la principale adjointe.

La secrétaire de rédaction s’occupe de récupérer les textes, de les relire et de les classer par matière pour les placer dans un début de maquette. C’est un peu la professeur de français du magazine.

Il y a encore trois chefs de rubrique qui s’occupe des pages Actu, Perso, Collège et Culture, une maquettiste (c’est un peu la professeur de dessin !), et une iconographe qui est responsable des photos.

Enfin, nous avons des collaborateurs extérieurs qui sont des pigistes. Un pigiste, c’est un journaliste qui travaille et est payé à l’article.

Nos dessinateurs de presse ne sont pas non plus salariés au Monde des ados. Il y a Na, Bob, Johanna, Fleur de
Mammouth etc… Certains comme Na ou Fleur de Mammouth nous font de magnifiques dessins à chaque numéro. Il ne sont pas salariés mais travaillent avec nous depuis plus de 10 ans.

Quelles sont les difficultés du métier ?

Ça peut être dur de trouver du travail. Mais sinon, au Monde des ados, nous avons toujours sorti des journaux et nous trouvons toujours des idées d’articles.

La couverture du dernier numéro

Qu’est-ce que les ados aiment le plus comme rubriques dans Le Monde des ados ?
La double page « Courrier des lecteurs » a beaucoup de succès. Ce sont les ados qui proposent des sujets. On nous réclame aussi beaucoup de posters. Et puis, on a des lecteurs et des lectrices qui sont des reporters. Chaque quinzaine, notre journaliste Juliette téléphone à un reporter. On a aussi un retour de vos impressions de lecteurs.

Voilà le compte rendu de cette rencontre avec Marion Gillot, rédactrice en chef du Monde Des Ados. Un grand merci à elle d’être venue nous rencontrer !

Arthur et Gaspard

PASS le nouveau parcours de médecine

Les études de médecine comme on les connaissait il y a encore deux ans, avaient un système simple: on s’inscrivait à la fac, il y avait deux concours, un au milieu de l’année scolaire et un autre à la fin de l’année. Si on le réussissait, on continuait les études, si on ratait, on pouvait redoubler. Ce concours était bien sûr extrêmement difficile car il suffisait d’une erreur pour perdre plusieurs dizaines (voire centaines) de places. Le concours se présentait sous forme de QCM dans un grand hangar rempli de centaines et centaines d’étudiants. Rentrer était simple, réussir moins.

Depuis 2020, il y a le parcours P.A.S.S. (Parcours d’Accès Spécifique Santé). Comme on le sait, au lycée on choisit des options. Pour les études de médecine on choisira plutôt les options maths, SVT (sciences de la vie et de la terre) et physique- chimie. En fin de terminale les élèves choisiront sur Parcours Sup des filières pour leurs futures études.

Arrivé(e)s en Terminale, vous attendrez avec impatiente de savoir dans quelle fac vous serez pris(e)s. Prenons un exemple fictif : Judith souhaite devenir médecin, elle réussit à être choisie par les « juges » (les gens qui évalueront son dossier) car c’est une excellente élève. Pendant neuf mois, on lui apprendra des notions qui équivalent à un bac +3. Mettons qu’elle tient pendant ces neuf mois. Si la moyenne de ses notes au cours de cette première année, est égale ou supérieure à dix, elle valide son année. Sinon, elle va dans une seconde filière médicale, (il n’y a plus de redoublement) que l’on appelle L.A.S. (licence d’accès santé) et qui est un parcours en trois années, s’achevant avec le nouveau concours de médecine. Celui-ci n’a plus de QCM mais des oraux et des écrits (avec des réponses rédigées donc, revoyons notre français !). Si (oui, il faut beaucoup de si) elle valide son année, elle devra être dans les meilleurs pour passer en deuxième année de médecine sans passer par le concours ! Si elle n’est pas dans les meilleurs mais qu’elle a une moyenne supérieure à dix, elle passe le concours. Le parcours idéal le plus simple pour les futurs médecins (et les mauvais en orthographe) est le parcours P.A.S.S. en faisant partie des meilleur(e)s. Pour ceux qui n’aiment pas la compétition, cela va être très embêtant pour leur première année !

Que l’on ait choisi l’un ou l’autre parcours, on se spécialisera dans différentes filières par la suite: Médecine, Maïeutique, Kinésithérapie, Orthopédie, Pharmaceutique.

Je veux moi-même être médecin et si le parcours ne change pas je pense que nous allons avoir à beaucoup travailler, on fera des fêtes l’année d’après ! Alors bon courage à vous et à moi !!

Ludmila

Camille Maury cheffe cuisinière

Camille Maury / © Marie ETCHEGOYEN/M6
La famille du chef Philippe Etchebest s'agrandit ! - People - Wamiz
© Philippe Etchebest

La semaine du goût c’est l’occasion pour les enfants des maternelles d’être aidés par des chefs cuisiniers. Cette année, mon petit frère a eu la chance d’être aidé par la chef Camille Maury participante de Top Chef 2019 dans la brigade bleue de Philippe Etchebest, cuisinier renommé et meilleur ouvrier de France. J’en ai profité pour l’interviewer.

Interview de Camille Maury !!!

  • Être cuisinière est votre rêve depuis que vous êtes toute petite ?

J’ai cette passion de la cuisine depuis que je suis très jeune et ça a toujours été mon rêve qui est accompli aujourd’hui pour mon plus grand bonheur. 

  • Comment avez-vous appris la cuisine ? Avec qui ? Comment avez-vous pris goût à la cuisine ?

J’ai appris la cuisine grâce à ma grand-mère qui est passionnée de la cuisine chaleureuse et familiale. A l’âge de 10 ans j’ai commencé à mettre les pieds dans cette passion et je ne me suis jamais arrêtée depuis. J’ai ensuite poursuivi mon rêve dans une école hôtelière où j’ai complété mes compétence avec 5 ans d’études.

  • Après avoir participé à Top Chef 2019, quelles ont été vos intentions ?

Après top chef 2019 j’ai repris mon travail au RITZ Paris et j’ai eu à cœur d’entreprendre plein de projets pour apprendre aux autres à apprécier cette passion qui est aujourd’hui mon métier. Sans précipiter les choses car je suis encore jeune.

  • Pourquoi vous inscrire à la semaine du goût ? Pourquoi aider des enfants à cuisiner ?

J’ai participé à la semaine du goût dans l’ambition de pouvoir transmettre les bonnes choses et les bons goûts aux plus jeunes. Je trouve important d’être sensibilisé très jeune aux goûts que tous les produits peuvent nous apporter.

  • Est-ce que vous cuisinez des plats de pays étrangers ?

Je ne dirais pas que je cuisine des plats étrangers. Mais j’essaie d’incorporer des produits qui donnent des consonances étrangères aux plats, qui apportent de nouvelles saveurs et pour découvrir plein d’autres techniques culinaires. 

  • Travaillez-vous aujourd’hui dans votre propre restaurant ? Si non, envisagez-vous d’avoir le vôtre ?

Non je ne travaille pas pour mon propre restaurant, je renforce mes connaissances dans des établissement prestigieux pour apporter plus à ma cuisine. Le rêve ultime de ma vie serait d’avoir mon propre restaurant pour pouvoir faire déguster ma propre cuisine à des milliers de personnes et pouvoir m’exprimer culinairement parlant. 

Merci à Camille Maury pour ses réponses !

Clémence